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Le dispositif d'aide et de soutien pour personnes en souffrance au travail (avril 2006 - décembre 2007)

Loin d'être un leurre ou un prétexte évoqué par des employés paresseux, la souffrance au travail est une réalité qui a mis du temps à être prise en compte. Véritable problème de Société au coût humain, social et économique très important, elle a été reconnue à des niveaux très différents: par des organismes constitutionnels tel le Conseil Economique et Social, par le Corps médical avec l'ouverture de consultations spécialisées à l'Hôpital de Lyon sud, par des initiatives locales soutenues par l'Europe.
Entre mars 2005 et mars 2006, l'association REMAID a bénéficié du concours du Fonds Social Européen pour mettre en place un dispositif d'aide et de soutien aux personnes en souffrance au travail.
Cette action a fait l'objet d'un dépliant informatif spécifique et a été présentée aux professionnels des départements Drôme-Ardèche à l'occasion de nombreux forums.

L'information sur les droits
L'une des missions du service d'aide aux victimes est de lutter contre l'isolement des victimes. Dans son rapport de mission remis au Garde des Sceaux en mars 2002, le Professeur Liliane Daliguand souligne que "les victimes se plaignent encore massivement d'une non-information sur leurs droits". Après le dépôt de plainte commence une longue période d'incertitude et d'isolement. La victime est souvent tenue dans le silence du fait du caractère secret de l'enquête judiciaire. Il s'agit pour l'association de proposer un accompagnement juridique, psychologique et social des victimes et de leurs familles au moins jusqu'au jugement et le plus souvent jusqu'à l'indemnisation effective.

L'accompagnement psychologique
Le soutien psychologique est assuré par deux psychologues expérimentés. Ce suivi porte sur l'écoute de la souffrance, la possibilité de décharge de l'angoisse et surtout la gestion du choc traumatique. Les psychologues peuvent aussi intervenir sur les lieux de l'accident ou du braquage et organiser un débriefing collectif. Ils co-animent aussi avec un juriste des groupes de paroles. Souvent la victime se sent incomprise même par ses proches les plus attentifs. Car au-delà des blessures physiques, la famille a bien du mal à estimer la gravité du trauma psychique.

La mise en place de groupes de sophrologie
La sophrologie s'appuie sur des techniques de relaxation, de respiration et des exercices physiques simples. Elle est un outil de connaissance de soi et de reconnaissance. Ce travail favorise la prise de distance par rapport aux événements, aux émotions et permet de reprendre confiance en soi et de rebondir.

Le soutien aux familles de victimes
L'association permet aux familles de victimes de trouver l'écoute, le réconfort dont elles ont besoin et leur propose un soutien psychologique, une information sur les droits et les procédures, une aide administrative destinée à réorganiser la famille, à assumer de nouveau ses obligations, à retrouver sa place dans la société et une sérénité au niveau de la famille. Nous intervenons également dans les problématiques de violences conjugales. Lorsque nous recevons une femme victime, nous allons nous attacher à sécuriser et à la guider dans ses démarches.

Le soutien aux personnes en souffrance au travail
L'association est un lieu où les personnes peuvent déposer leur problèmes, leurs angoisses, leur sentiment de honte et de culpabilité ainsi que les problématiques adjacentes (problèmes financiers et familiaux découlant de cette situation). Cet objectif visant à la restauration des repères et de la confiance en soi a permis à toutes les personnes rencontrées de trouver une sortie de crise (reprise du travail, redéfinition d'un projet professionnel).

L'aide aux personnes d'origine étrangère
Cette action est une mission d'accès au droit et d'explication, de reformulation, de vulgarisation de la terminologie juridique. Nous intervenons dans des dossiers de titres de séjours. Par ailleurs, certains dossiers nous conduisent à entreprendre des diligences en lien avec l'étranger pour les victimes françaises d'accidents ou d'attentats survenus à l'étranger et pour les victimes étrangères accidentées ou agressées en France. De même, la mobilité accrue des ressortissants européens soulève un contentieux transnational qui se développe : enlèvements d'enfants, problèmes des deux parents séparés, dont l'un hors de France...

L'administration Ad Hoc
L'enfant victime d'infractions pénales est un être fragile, dépourvu de capacité juridique, qui a besoin d'un véritable encadrement tant juridique que social ou psychologique. Le représentant légal du mineur est normalement son père, sa mère. Mais quand celui-ci est l'auteur de l'infraction ou complice ou simplement dépassé, c'est l'Administrateur Ad Hoc, nommé par le Procureur de la République ou un juge, qui pourra exercer les droits du mineur en Justice. L'Administrateur Ad Hoc travaille en binôme avec l'avocat et agit dans l'intérêt de l'enfant.

La gestion des conflits relationnels
Qu'il s'agisse de locataires qui se querellent, d'amis qui ne peuvent plus se voir, il y a avant tout une rupture du dialogue et une escalade dans l'incompréhension. Il faut alors l'intervention d'un tiers pour trouver une issue. Ils se tournent alors vers leurs élus, vers leurs bailleurs, vers la police de proximité ou vers leurs référents sociaux qui les adressent à Remaid. L'association propose donc de servir de recours aux partenaires afin de tente de désamorcer ces conflits.

La médiation pénale
A la demande, et sous la direction du Procureur de la République, Remaid peut réaliser une médiation pénale. La médiation est un moyen de trouver un terrain d'entente entre les personnes en conflit, suite à une infraction pénale, en alternative à d'éventuelles poursuites judiciaires. C'est une démarche gratuite, confidentielle, qui repose sur la volonté et le consentement des personnes en conflit. Elle facilite la réparation du dommage subi par la victime, vise à responsabiliser l'auteur de l'infraction par la prise de conscience de son acte et par son engagement à réparer le préjudice. Elle participe à une recherche d'apaisement des conflits.

L'aide aux personnes souffrant de violences intra-familiales
Ce dispositif vise à ne pas laisser se perpétuer des comportements violents dans le huis-clos familial. Les plaintes, qui étaient habituellement ou retirées par la victime ou classées sans suite, peuvent désormais faire l'objet d'un traitement plus pédagogique : le rappel des termes de la loi vise à prévenir la récidive de l'auteur tout en amenant la victime abaisser son seuil de tolérance par rapport à la violence conjugale.

Les enquêtes de personnalité victime
L'intervention des associations d'aide aux victimes, sous couvert des missions d'évaluation prévues par l'artilce 81-1 du Code de Procédure Pénale, permettra aux victimes de témoigner formellement des conséquences personnelles des atteintes ou des violences subies. Les victimes pourront ainsi, en parallèle des expertises nécessaires à l'appréciation de leurs préjudices physiques et psychologiques, exprimer avec leurs mots les difficultés rencontrées dans leur vie quotidienne ou leurs relations familiales et professionnelles. Ces enquêtes permettront donc aux professionnels de mieux apprécier le préjudice subi par la victime, et aux victimes de mieux justifier leur demande d'indemnisation.

Les enquêtes sociales rapides
Ces mesures visent à vérifier la situation matérielle, familiale et sociale d'une personne faisant l'objet d'une procédure et d'informer le Magistrat sur les mesures propres à favoriser l'insertion sociale de l'intéressé. Ces enquêtes sont prescrites avant toute réquisition de placement en détention provisoire, en cas de poursuites contre un majeur âgé de moins de 21 ans au moment de l'infraction, lorsque la peine encourue n'excède pas 5 ans d'emprisonnement, en cas de poursuites selon la procédure de comparution immédiate ou en cas de procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

 

           
REMAID - Le Métropole II - 10 rue du Parc - 26000 VALENCE - Tel 04 75 55 39 34